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Siècle
après siècle, l’univers
comtois se construit pour forger une œuvre
aux multiples traits de caractère.
D’abord on
les voit. A la fois vigies et balises du
pays : les étonnants clochers comtois
couverts de tuiles vernissées doucement
teintées.
C’est la signature du pays. Une façon
de mettre les points sur les i. Dans les
miroitements des tuiles et les rondeurs
des formes se reflètent les contours
d’un pays qui va au bout de ses idées,
sans tapage. Ici on a surtout construit
utile, autant pour protéger les hommes
qu’économiser le pays et son
environnement.
Seulement utile ? Aujourd’hui, il
faut aller derrière l’âge
de ses pierres, de ses murs, de ses monuments
pour y revoir, dans la lunette d’une
machine à remonter le temps, l’expression
de bâtisseurs qui construisaient pour
dépasser le futur, animés
qu’ils étaient, dans les années
heureuses, par une énergie inébranlable.
Comment dire que ces temps-là n’avaient
peur de rien ? Et quand le malheur passait,
le manche de la cognée frappait encore
plus fort pour rebâtir, laissant,
quand il le fallait, la marque de la reconnaissance
aux héros foudroyés par les
guerres et les catastrophes.
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